Guide · SaaS & dev
Open source ou SaaS : comment choisir
Comparez coût total, données et exploitation avant de choisir un logiciel auto-hébergé ou un service SaaS, sans tarif supposé.
Open source et SaaS ne sont pas deux produits équivalents. Le premier décrit d'abord des droits accordés sur du code ; le second décrit un service fourni et exploité pour vous. Un éditeur peut proposer les deux. La décision se prend donc sur une version, une licence et une offre précises.
Vérifier ce qui est vraiment open source
L'Open Source Initiative rappelle que l'accès au code ne suffit pas : la licence doit notamment permettre la redistribution et les travaux dérivés sans interdire un domaine d'activité. Une mention « source available » ou un dépôt public n'accorde pas nécessairement ces droits.
Lisez le fichier de licence de la version utilisée et l'inventaire de ses composants. La licence du dépôt principal ne couvre pas automatiquement les extensions, images, modèles, polices ou marques. Elle ne donne pas non plus le droit de présenter votre service comme celui de l'éditeur.
Les obligations varient. Une licence permissive comme MIT ou Apache 2.0 prévoit des notices à conserver. Une licence copyleft peut imposer d'autres conditions lors de la distribution. L'AGPL 3.0 traite aussi le cas d'un logiciel modifié accessible à des utilisateurs par réseau et prévoit un accès au code source correspondant. Ces résumés ne remplacent pas la lecture de la licence ni un avis juridique adapté au projet.
Ne pas confondre code et offre cloud
Supabase illustre bien la distinction : son dépôt principal affiche une licence Apache 2.0, sa documentation présente une option d'auto-hébergement et l'entreprise fournit aussi une plateforme gérée. La licence du dépôt porte sur le code concerné. Les comptes, services, niveaux de support et conditions commerciales du cloud relèvent d'autres textes.
La même prudence s'applique à la revente. Pouvoir utiliser ou modifier un logiciel ne signifie pas que vous pouvez revendre l'offre cloud d'un éditeur, utiliser sa marque ou promettre son support. Vérifiez séparément la licence du code, les conditions du service, les règles de marque et les licences de chaque composant embarqué.
Comparer le coût total
Pour l'auto-hébergement, comptez l'infrastructure, les sauvegardes et tests de restauration, les mises à jour, la surveillance, la sécurité et le temps d'intervention. Ajoutez la montée de version et le support externe si personne ne peut diagnostiquer une panne.
Pour le SaaS, relevez l'offre correspondant au nombre d'utilisateurs et à l'usage réel. Ajoutez les intégrations, le stockage, les dépassements éventuels, l'administration et la sortie. Aucun tarif n'est fourni ici : les offres, régions et devis n'ont pas été comparés.
| Sujet | Auto-hébergement | Service SaaS |
|---|---|---|
| Mise à jour | À planifier et tester | Souvent opérée par le fournisseur |
| Sauvegarde | À concevoir, surveiller et restaurer | À vérifier dans le plan exact |
| Personnalisation | Dépend du code et de la licence | Dépend des fonctions et API proposées |
| Données | Contrôle accru, responsabilité accrue | Région, sous-traitants et export à vérifier |
| Sortie | Images, configuration et données à conserver | Formats d'export et délai de récupération à tester |
| Support | Communauté, équipe interne ou contrat séparé | Niveau lié au contrat souscrit |
Tester la sortie avant l'entrée
Listez les données, fichiers, comptes et réglages qu'il faudrait récupérer. Faites un export et ouvrez-le. Pour une instance auto-hébergée, restaurez une sauvegarde sur un environnement isolé. Pour un SaaS, vérifiez si l'export contient les relations, pièces jointes et historiques dont vous aurez besoin.
Choisissez ensuite le scénario que l'équipe sait exploiter. Une petite équipe sans compétence système peut préférer le SaaS pour un besoin standard. Une équipe capable d'assurer les mises à jour et incidents peut retenir l'auto-hébergement pour des contraintes précises. Une architecture hybride est possible, mais elle multiplie les contrats et responsabilités à suivre.
Pour évaluer l'infrastructure d'une option auto-hébergée, utilisez la grille choisir l'hébergement de son SaaS. Aucune installation, commande ou vérification juridique individuelle n'a été exécutée pour cet article.
Sources
Sources officielles consultées le 2026-10-19 :