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Rendre une recherche RAG traçable dans des archives bruitées

TRACE combine décomposition de question, recherche multi-canal et décisions accept/rejeter/mettre en attente pour retrouver des sources historiques.

Une trace de recherche relie archives numériques, sources et responsabilité éditoriale.

Retrouver une source n’est pas seulement répondre

Les archives numérisées cumulent OCR imparfait, genres documentaires hétérogènes et références difficiles à suivre. Dans ce contexte, une réponse plausible ne suffit pas : le chercheur doit savoir quels passages ont été retenus et pourquoi. Le preprint « TRACE: Accountable Agentic Retrieval for Source Discovery in Digital Archives » propose une chaîne dédiée à la découverte de sources.

Le système a été développé dans le projet DECIDON, autour de débats parlementaires et de presse de la Troisième République. Il reste un prototype interne, pas un service public de la Bibliothèque nationale de France.

Une boucle de recherche

TRACE décompose la question en sous-questions orientées par le corpus, combine plusieurs canaux de recherche, puis décide d’accepter, de rejeter ou de mettre en attente un document. Le classement final s’appuie sur la confirmation entre sous-questions.

Cette organisation rend la trace de recherche plus lisible. Un document peut être conservé comme piste sans être présenté comme preuve suffisante. Une question multi-hop peut aussi déclencher une nouvelle recherche au lieu de forcer une réponse sur un seul extrait.

Résultats rapportés

Sur HistoriQA-ThirdRepublic, benchmark de 1 752 questions historiques françaises portant sur des journaux et débats de 1887, TRACE atteint R@10 = 0,856 et MRR = 0,653 dans le résumé. Les auteurs rapportent un avantage sur des bases sparse, denses, graphiques et agentiques, notamment pour les questions multi-hop et inter-corpus.

Le système est annoncé à environ 0,02 dollar par question dans sa configuration d’inférence hébergée. Le prototype est accessible à 24 chercheurs de six institutions partenaires et a servi à plusieurs centaines de requêtes exploratoires, selon la section de discussion.

Ce que cela apporte

Pour un corpus interne, on peut séparer la découverte, la validation et la synthèse. Chaque résultat devrait conserver son document, son passage, le chemin de recherche et son statut. Cette séparation facilite la relecture et limite la confusion entre « trouvé » et « démontré ».

Limites

Le benchmark couvre une seule année et des corpus historiques français. Les auteurs signalent qu’un petit nombre de questions multi-hop est mal décomposé et que l’évaluation de l’adoption et de la charge de lecture reste à faire. Les performances ne prouvent donc pas une généralisation à toutes les archives, langues ou OCR.

Source primaire : arXiv:2609.19897v1, PDF. Les résultats sont attribués aux auteurs ; les conseils de traçabilité sont une interprétation éditoriale.

Brief visuel

Composition 1536×1024 : piles de journaux et débats numérisés, loupe agentique qui ouvre plusieurs chemins vers des passages surlignés, fil de provenance visible jusqu’à la réponse. Palette sépia, bleu pétrole, ivoire et cyan. Aucun texte lisible ou logo.